Lubomir Kotzig

L'héritage de Lubomir Kotzig

Né en 1946 à Bratislava en Slovaquie, Lubomir Kotzig déménage au Canada avec ses parents vers la fin des années 1960. Peu après, Bratislava devient la capitale de la République socialiste tchécoslovaque, l'un des deux états de la Tchécoslovaquie fédéralisée. Avant même de quitter son pays natal, Lubomir est aux prises avec un diagnostic de maladie incurable. Son état se détériore; il devient handicapé et sujet à développer de nombreuses autres maladies. Malgré tout, il demeure autonome et travaille durant de nombreuses années comme bibliothécaire, d'abord à St Catharines, puis à Ottawa et à Montréal, où il déménage avec ses parents en 1968, tout près de l'Hôpital général juif. Au fil des années, il subit plusieurs opérations et se voit confiné à un fauteuil roulant. Il dépend alors largement des services de santé locaux pour obtenir du soutien et des soins, dont la plupart lui sont fournis par l'HGJ.

Lubomir se passionnait pour l'histoire de l'Europe, et quand il n'était pas plongé dans ses livres, il passait la plupart de son temps à collectionner les timbres et à contempler l'album de famille. Même s'il menait une vie plutôt frugale, Lubomir était un citoyen canadien fier et consciencieux, fermement résolu à servir la communauté. Il a beaucoup consacré de temps au bénévolat, notamment à la Fondation Constance-Lethbridge, tout en faisant régulièrement des dons à divers organismes de bienfaisance. Un donateur de longue date de la Fondation de l'HGJ, il avait l'habitude de verser, depuis 1993, de petites contributions au profit de l'appel de fonds annuel de l'Hôpital.

À son décès survenu en 2009, on a découvert que Lubomir avait fait un généreux legs à la Fondation de l'HGJ. « Lubomir ne s'était jamais marié et n'avait pas d'enfants, rapportent Eugenie et John Atkin, amis intimes de Lubomir et liquidateurs de sa succession. Après avoir pris des dispositions en faveur de quelques parents proches vivant encore en Slovaquie, il souhaitait vivement témoigner sa reconnaissance aux personnes et aux établissements qui l'avaient aidé toute sa vie. Il désirait par-dessus tout soutenir l'HGJ, qui avait pris soin de lui et dont il avait de plus en plus besoin au fur et à mesure que sa santé se détériorait. Craignant que le solde de sa succession ne soit pas suffisant, il avait même pris la peine de spécifier des montants minimum dans son testament pour pallier cette éventualité. Cela démontre à quel point il appréciait l'HGJ et les soins qu'il y avait reçus. »

Le legs de Lubomir Kotzig constitue un héritage durable qui témoigne de sa vie et de son engagement envers la communauté. Par ses dispositions testamentaires, Lubomir continuera à faire une différence, car il a veillé à ce que les soins remarquables et attentifs prodigués par l'HGJ bénéficient aux citoyens d'aujourd'hui et aux générations futures. La Fondation de l'HGJ est profondément honorée d'être récipiendaire de ce don pour la vie.

Retour à la liste des histoires